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Retour en Colombie


Le 4 avril 2012 à 18:18

Nous voici désormais de retour en Colombie depuis 2 semaines, et aujourd’hui à la veille de notre départ pour la France.

Deux semaines pour retourner à Cartagena, cette ville enchanteresse des Caraibes que nous avions tant aimée lors de notre premier passage, et qui nous séduit toujours autant.
Nous en profitons aussi pour passer deux jours sur l’une des iles du Rosario, archipel coralien dans les environs, entre eaux turquoises, poissons multicolores, pélicans et mangrove mystérieuse découverte à bord du kayak que nous avions loué…

Nous sommes retournés voir nos amis Giovanny et Diana à Bogota, ville qui nous charme beaucoup moins, mais néanmoins surprenante avec ses mélanges d’architectures, ses magnifiques graffitis et ses espaces de nature luxuriante aux portes de la ville, sans oublier l’hospitalité de nos hotes et la visite du fameux musée de l'or, au trésor précolombien absolument fabuleux!

Et pour terminer en beauté notre séjour sud américain, nous voici actuellement à Villa de Leyva, un joli village de montagne à 3 heures de bus de Bogota, à l’architecture coloniale (et oui, encore!!!), fort touristique en cette semaine sainte, mais bien agréable pour savourer nos dernières heures de voyage…

A très bientot en France, les dernières photos viendront prochainement!


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Equateur 2e partie, de Cuenca à Quito (du 9 au 23 mars)


Le 4 avril 2012 à 17:53

En Equateur, les gens de la montagne n’apprécient pas trop ceux de la cote, et c’est réciproque. Ils nous l’avaient bien dit, les costeños sont des glandeurs, peu fiables et toujours en retard… On a réussi à parfaitement s’intégrer, c’est pour ça qu’on vous fait ce post avec 3 semaines de retard!

Depuis Baños, nous sommes donc partis à Cuenca, dans le sud, notre dernière ville de montagne avant la cote. C’est aussi la capitale du panama. Non, pas le pays, mais le célèbre chapeau!
Nous restons 3 jours à nous promener dans le centre de cette jolie ville coloniale (on a un peu l’impression de se répéter, mais c’est quand meme le style architectural dominant ici) et dans ses multiples marchés.
Mais ce climat humide nous pèse, il est temps de partir sur la cote pacifique pour retrouver le soleil.

Première étape à Montañita, l’équivalent de Taganga en Colombie pour ceux qui ont suivi, mais avec de beaux surfeurs américains en plus, car ici il y a des vagues! L’ambiance est très internationale et festive, on ne se sent plus trop en Equateur, mais la plage est magnifique.
Deux nuits nous suffiront, nous partons ensuite à Olon, le village d’à coté, beaucoup plus tranquille et authentique. Au programme, baignade, noix de coco et hamac. Très intense, quoi!

On se dirige doucement vers le nord pour se rapprocher de Quito, et posons nos sacs au village de pecheurs et surfeurs de Canoa. Nous passerons 4 jours à l’Olmito hotel, une vraie guesthouse de Robinson Crusoé, construite toute en bois local et bamboo au milieu d’un superbe jardin de palmiers et manguiers.

Harrie, le propriétaire hollandaise d’une soixantaine d’années, est un mec extraordinaire. Nous avons d’ailleurs de la chance de le rencontrer ici, car il vit la plupart du temps à Quito, pour exercer son métier de journaliste indépendant. Après avoir fait connaissance avec les cellules du quai des orfèvres en mai 68, il s’est expatrié au Pérou il y a 40 ans pour finalement faire sa vie dans different pays d’Amérique du sud. Engagé dans la vie du village, il nous met à contribution, ainsi que toutes les personnes de la guesthouse et quelques locaux, pour agrandir l’aire de jeux pour enfants qu’il a installée sur la plage avec ses propres deniers.

Alors que nous lui demandons quel bus prendre pour remonter à Quito mardi 20 pour le concert de Manu Chao et Calle 13, il décide sur un coup de tete d’y aller aussi, et du coup nous ramène en voiture jusque devant la porte d’Amandine, à Guapulo.

En effet, le concert de Manu Chao à Quito est le rendez vous immanquable où nous retrouvons Kristina et Oliver (les suisses rencontrés à Cartagena, au debut de notre voyage) ainsi que beaucoup d’autres voyageurs, sans oublier Amandine et Damien, chez qui nous logeons. Le concert se tient au stade oympique, beaucoup de monde, grosse ambiance, on est heureux d’etre ici!
Durant les jours suivants, nous continuons de visiter Quito (une visite sans fin) et faisons nos derniers achats.

Un évènement politique important se produit pendant notre séjour à Quito: l’arrivée de “la marcha por el agua”, plusieurs milliers de personnes venues de toutes les communautés du pays, marchant depuis 2 semaines pour la défense de l’eau face aux projets miniers (polluants). En effet, le gouvernement de Correa a récemment vendu une concession minière à une entreprise chinoise, cause entre autres du mécontentement général (décidemment, les chinois sont autant appréciés partout dans le monde, meme en Equateur).
Steph et Amandine se retrouveront à porter des banderoles à l’arrivée de cette manifestation, au milieu des indigènes, chamans et chefs de tribus amazoniennes en costume traditionnel. Plein de couleurs, et une ambiance feroce dans cette manifestation citoyenne impresionante!
Contrairement aux dernières autres marches de ce type, le président de gauche anti américain, finalement assez populaire, n’est pas tombé.
Ouf! L’aéroport n’a pas été bloqué et nous avons pu prendre notre avion le lendemain, direction Cartagena!


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Equateur 1e partie, d'Otavalo a Baños


Le 13 mars 2012 à 18:37

19 février: Anniversaire de Paul, et passage de la frontière. Pour fêter cela, l’immigration colombienne lui fait une surprise: ils n’arrivent pas a lire son passeport, et commencent à le vérifier sous toutes les coutures, se demandant si c’est un vrai… On commence à stresser un peu, mais heureusement, la présentation d’un permis de conduire confirmant l’identité de Paul nous permet finalement de sortir du territoire colombien sans fouille au corps ni interrogatoire!

Direction Otavalo, petite ville commerçante du nord de l’Equateur, ou nous avons ce soir un rendez vous improbable: “18h, dans 3 jours, sur la place Simon Bolivar”, voila ce qu’on s’était fixé comme point de retrouvailles avec Marie et Marion, la dernière fois qu’on les avait croisées à Mocoa. Vu que les places Bolivar sont dans ces pays l’équivalent des boulevards de la république chez nous, il y en aurait forcément une à Otavalo!

En arrivant en Equateur, nous observons un bien étrange rituel: des gens dans la rue, et plus particulièrement des jeunes, s’aspergent avec des bombes moussantes. Nous apprenons, en nous en prenant chacun une giclée dans la face, qu’il s’agit là des festivités du carnaval. Ne voulant pas rester en marge des coutumes locales, nous achetons donc à notre tour une bombe pour nos retrouvailles avec les filles.
Et à 18h, nous sommes tous au rendez vous, “sur les marches de la place du grand homme”, prêts à fêter dignement l’anniversaire de Paul!

Durant les jours suivants, nous explorons le célèbre marché d’Otavalo (vendant de l’artisanat de tout le pays, mais ou les commerçants sont durs en affaires!), et les alentours de la ville, sous un temps assez capricieux. Petite randonnée aux Lagunas de Mojanda, des lacs de montagne des environs à 3700m d’altitude, ou l’on grimpe le Fuya Fuya, un volcan éteint culminant a 4300m, en évitant de peu une énorme averse de grêle.
A l’arrivée, nous nous abritons sous la bâche du stand d’une indienne du coin. Contrairement à ce que l’on nous avait dit sur les Equatoriens, celle ci est fort loquace, et nous explique pendant que nous dégustons un épi de mais grille qu’aujourd’hui a lieu la grande fête de la communauté indienne de la région, qui réunit toutes les familles (même les expatriés reviennent à cette occasion) pour guincher toute la nuit. On est bien sur conviés, malheureusement la fatigue nous emporte.


Jeudi 23, arrivée à Quito. Nous sommes logés chez Amandine, une amie de Steph qui vit en Amérique du sud depuis 5 ans, et travaille comme consultante sur la question de l’égalité hommes/femmes auprès d’organisations gouvernementales ou non.
En discutant de notre voyage en Colombie avec elle, nous tombons de haut à l’écoute de sa vision sur ce pays. En effet, si de notre coté de touristes, nous avons eu l’impression de voir une Colombie relativement “en paix”, ultra sécurisée par l’omniprésence de l’armée et en pleine expansion, Amandine nous fait entrevoir une autre réalité. Celle d’un pays ou le conflit entre armée, guérilla et paramilitaires est encore loin d’être terminé dans les régions plus isolées, ou les jeunes n’ont d’autre choix que de s’enrôler dans une de ces organisations pour tenter d’échapper à la misère. Un pays qui compte le plus de mines antipersonnel au monde, entre 2 et 4 millions de personnes déplacées par le conflit, et ou le narco trafic aurait augmenté depuis l’intervention de l’armée américaine… Un envers du décor que l’on n’imagine pas en traversant le pays, car les zones “urbanisées” sont aujourd’hui épargnées par ces problématiques, et les colombiens ne sont pas très bavards concernant la politique de leur pays.

Amandine vit dans un charmant appartement à Guapulo, un quartier bâti sur un flanc de montagne à la bordure de la métropole, et en haut duquel les crashs d’avion furent presque monnaie courante dans les dernières décennies. Nous avions lu il y a un an une BD sur ce quartier (“Les vertiges de Quito”, Didier Tronchet, parue en septembre 2011 dans la revue XXI), et c’est donc avec émerveillement que nous redécouvrons les lieux et les personnages de ce récit, prenant vie devant nos yeux!

Le lendemain, nous partons explorer le centre historique de la ville, assez étendu et plein de charme avec ses églises, places et vieilles demeures colorées.
Amandine nous guide dans Quito by night, et ses deux ambiances très différentes: d’un coté, la Ronda, rue la plus ancienne de la ville, avec ses musiciens traditionnels et ses restos de spécialités équatoriennes; et de l’autre, la Mariscal, quartier moderne et branché regorgeant de bars et boites en tous genres, illuminés de néons.
Pour terminer ce week end prolongé a Quito, nous découvrons également “la Capilla del Hombre”, étrange édifice “néo inca” conçu par LE peintre équatorien Guayasamin, et orné de ses œuvres torturées, douloureuses, mais tellement touchantes.


Départ pour le parc national du Cotopaxi, et son célèbre volcan, qui en ces jours pluvieux reste caché derrière les nuages. Nous débarquons dans une hacienda cossue, avec toits de chaume, cheminées et mobilier ancien.
Le jour suivant, nous nous embarquons dans une excursion à vélo dans le parc, en compagnie d’un couple d’allemands. Au bout de 3 minutes à pédaler, la grêle commence à tomber. Steph, dont la motivation était déjà modérée, est aux anges. Bien que détrempés et un peu frigorifiés, nous continuons d’avancer à travers ce paysage volcanique aux reliefs étranges, croisant ca et la un troupeau de taureaux et de chevaux sauvages… Heureusement, de retour à l’hôtel, le feu de cheminée et le canelazo (sorte de grog local) nous attendent!

Avant de quitter ces lieux, nous aurons quand même la chance d’apercevoir pendant quelques minutes le sommet enneigé du Cotopaxi, du dentifrice plein les dents (ben oui, quand il montre le bout de son nez, on ne tergiverse pas, on court voir!), et de saluer quelques alpagas.


Destination suivante, Baños, une petite ville assez touristique au fond d’une vallée, vers le centre du pays. On passe de l’atmosphère feutrée de la hacienda bourgeoise à celle, non moins superficielle, des jeunes routards bohèmes scotchés à leurs ordinateurs portables… Deviendrait-on vieux et intolérants???
Fiers de cette réputation, on en profite pour s’offrir un caprice de “riches”: la location d’une jeep pour une journée, ce qui permet a Paul de se prendre pour un pilote de rallye, et a nous deux d’explorer la route bordée de cascades entre Baños et Puyo.


Nous partons ensuite pour Tena, ville de l’Oriente, aux portes de la foret amazonienne. Sur le trajet, on fait la connaissance d’un jeune couple de québécois, et coup de chance, ils veulent comme nous s’organiser une journée de rafting pour le lendemain! Qu à cela ne tienne, nous réservons donc ensemble.

Le lendemain matin, après ¾ d’heure de voiture et une demi heure de marche dans la boue, nous arrivons sur la rivière Jondachi, s’écoulant au milieu de la foret tropicale.
Et c’est parti pour l’aventure! Tout autour de nous, la jungle, sa végétation luxuriante, des falaises abruptes, des ponts suspendus qu’on hésiterait à emprunter, et surtout, des dizaines de cascades, jaillissant des hauteurs de la foret pour venir s’écouler dans la rivière. On se sent vraiment seuls au monde dans ce paradis vert…
L’après midi, nous rejoignons la rivière Hollin, les vagues se font plus grosses dans les rapides, et les sensations plus fortes a l’heure de naviguer sur le passage dit “de l’appareil à gaufres” (car il a tendance a plier en deux les rafts), mais on s’en sort indemnes! Le soleil nous fait même l’honneur de sa présence durant les dernières heures, nous sommes tout simplement émerveillés par cette journée extraordinaire!

Malheureusement, le dos de Paul, lui, n’a pas apprécié. Nous rentrons donc à Baños pour quelques jours, qui doit en fait son nom aux sources d’eau chaude qui y coulent. Nous allons chaque jour aux thermes, barboter dans les bains à différentes températures, pour tenter de soulager Paul, qui le pauvre, a une démarche de petit vieux!

Mais nous avons déjà bien exploré la ville, et après quelques jours de repos, l’envie de bouger nous pousse vers la suite de notre itinéraire: Cuenca, dans le sud du pays, puis la cote pacifique. A suivre…


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Le sud de la Colombie


Le 3 mars 2012 à 18:26

Comme on est en retard et qu’on devient paresseux, on ne vous fera pas de récit de cette partie du voyage. Par contre, on s’est dit que des commentaires sur certaines photos vous réjouiraient!

Quelques breves descriptions des villes ou sites visités:

Popayan: Ancienne ville coloniale d’altitude, c’est actuellement la plus pieuse mais aussi la plus contestataire du pays. Eglises et universités cohabitent dans le centre historique, ou les chants lithurgiques vespéraux cèdent la place au rock agressif des soirées étudiantes à la nuit tombée.

San Agustin: Cette petite ville est surtout réputée pour les sites précolombiens qui l’entourent, issus d’une civilisation encore mystérieuse. C’est également une région aux paysages enchanteurs de vallons et de cascades, qui a d’ailleurs attiré de nombreux expatriés.
Nous avons eu l’occasion d’y faire une virée en rafting sur le rio Magdalena (le plus long de Colombie, on l’avait déjà pratiqué à Mompox), dans un décor sauvage et superbe.

Mocoa: Nous arrivons ici dans une ville très peu touristique, proche de la frontière equatorienne et aux portes de la jungle amazonnienne. Le climat y est moite et la foret tropicale. On y trouve mille cascades, des superbes spots de baignade, et des animaux étonnants…

Pasto: après le “trempolino de la muerte” (nom donné par les locaux à la route de montagne cahoteuse, traversant des rivières en bord de ravin, qui relie Mocoa à Pasto), Pasto est la ville étape, malgré tout sympathique, où nous avons passé notre dernière nuit en Colombie, avant de traverser la frontière.


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la Zona Cafetera


Le 17 février 2012 à 22:23

Descendant toujours vers le sud, nous arrivons dans la Zona Cafetera, une région volcanique située entre Medellin et Cali, célèbre comme son nom l'indique pour ses plqntqtions de café. Quoi de mieux pour découvrir cette région qu'un petit séjour dans une hacienda productrice du dit produit?
Dans le minibus qui nous emmène, un grand espagnol nous chambre en disant que nous sommes en lune de miel, croyant que nous allons dans un hotel de luxe. Mais en apprenant les prix (de routards) de notre hébergement, il décide finalement de nous suivre!
C'est ainsi que nous rencontrons Alejandro, beau brun ténébreux des iles Canaries, et sacré bout en train au bâgout impressionnant!

L'Hacienda Venecia, située à 20 mn de jeep de la ville de Manizales, est un vrai petit bout de paradis: dans un vallon boisé et planté de caféiers, se dresse une vieille demeure rouge et blanche en bambou, comportant un étage unique surélevé entouré d'une terrasse.
De notre coté, nous logeons dans une annexe, néanmoins entourée d'un jardin tropical avec piscine. La première chose qui nous marque en arrivant est le nombre d'oiseaux de toutesles couleurs qui cohabitent dans ce jardin. On se croirait dans un dessin animé de Walt Disney!
Nous sommes accueillis dans la Hacienda par un succulent café. Puis plus tard, diner avec le staff et les autres hôtes autour de l'unique grande table en bois de la salle à manger, dans une ambiance très coniviale.

Le lendemain matin, nous partons pour l'incontournable "coffee tour" proposé par la maison. Auprogramme, deux heures de théorie sur les variétés mondiales de café et les procédés de torréfaction, le tout en buvant du café bien sur! Nous serons surpris d'apprendre que le café le plus cher du monde vient de Sumatra, et présente la particularité d'être torréfié par l'intestin d'un petit mammifère (le "luwak" ou civette). 15 € l'expresso, avis aux amateurs! Puis petit tour dans les plantations, et visite de la maison principale.
En fin de journée, l'atmosphère devient de plus en plus cosmopolite avec l'arrivée de nouveaux voyageurs. Nous passons une superbe soirée entourés d'une famille napolitaine: le fils, Giorgio, restaurateur à Ibiza avec sa femme colombienne; la fille, Carlotta, anthropologue; et Consuelo, la Mama typique italienne! Il y a aussi Lillian, une philippine; Achim, un jeune suisse allemand, ainsi que Gunther et Christina, un couple de chauffeurs de bus soixntenaires originaires d'Allemagne de l'est. Ces derniers semblent un peu rigides, et agacent tout le monde en montrant inlassablement leurs innombrables albums photos (de leurs anciens voyages, de leur bus, de leurs chiens, et du métro aérien de Gusteim-Burderberg...). On pense d'ailleurs qu'ils voyagent avec une malle dédiée à ces albums!
Au cours de la soirée, Alejandro se vante d'être grand expert-es-mojito, ce qui déterminera le déroulement de la journée suivante.

Le lendemain, nous montons à la ville accompagnés d'Alejandro, pour visiter cette dernière, mais surtout pour aller chercher les ingrédients essentiels à la préparation du parfait mojito.
Cela nous prend quasiment la journée, étant donné que notre nouvel ami espagnol s'arrête à chaque coin de rue pour demander des renseignements, et en profite pour tailler une bavette avec la moitié de la population de la ville. Nous nous rendons ainsi compte de la grande amabilité des gens de cette région, toujours prêts à rendre service, allant même jusqu'à nous escorter dans le marché, situédans un quartier "dangereux". Après avoir quadrillé Manizales dans tous les sens, nous rentrons satisfaits et fiers du devoir accompli.

La soirée qui s'en suit est à la hauteur de nos espérances, c'est à dire un peu folle,avec Giorgio et sa maman chantant des chansons italiennes, Alejandro faisant un cours de mojitos, assisté de nombreux apprenti(e)s admiratifs, Gunther complètement déchainé couvrant l'évènement à grands renforts de flash dans les yeux de chacun, et pour finir, une dégustation bien méritée sur la terrasse, avec la totalité des hôtes de la maison.



Vamos à Salento! Alejandro et Achim décident de nous accompagner dans ce petit village assez touristique (surtout le week end), au sud de la Zona Cafetera. Ici, on se sent un peu comme dans un décor de western: maisons colorées, hommes moustachus en poncho et sombrero... De notre chambre donnant sur la rue, on n'entend que le cliquetis des sabots de chevaux trottant sur le pavé, et le perroquet de la maison d'en face répétant inlassablement "bueno" (faites le avec le nez pincé, c'est exactement ça) avec une régularité de coucou suisse, en faisant des tours sur lui-même sur le cadran de la fenêtre.
Sur la place principale du village, des musiques traditionnelles colombiennes se déversent des bars alentours. Sur la terrasse de l'un d'entre eux, un vieux du coin s'enchainant des verres d'alcool fort avec sa femme nous fait une démonstration de ses talents de chanteur et nous offre des bières, tandis que Steph révise ses pas de salsa avec Achim (qui s'est formé auparavant pendant 2 mois à Cuba, autant dire que pour un suisse,il assure).

Mais le site à ne pas manquer dans le coin est sans aucun doute la vallée de Cocora, où nous partons marcher le lendemain. Sentier boueux et raviné par la pluie et le passage de nombreux chevaux, forêt tropicale et ponts d'aventuriers sont de mise durant la première moitié de cette boucle. Puis après une bonne montée sur la montagne avoisinante, nous redescendons dans la fameuse vallée, très verte et magnifique avec ses gigantesques palmiers éparpillés un peu partout.

Puis Alejandro et Achim nous quittent pour d'autres horizons, mais nous deux n'avons pas encore dit notre dernier mot! En effet, les projets de trek que nous avions fait jusque là ont avorté pour cause de prix ou de météo, et justement, le serveur du (très bon) café de Salento nous propose une idée de randonnée de deux jours dans les environs, sans guide, avec passage d'une nuit dans la maison de ses parents, perchée dans la montagne.

Nous voilà partis! Depuis Cocora à 2350m d'altitude, une rude montée nous attend sur un chemin abrupt à travers la forêt, pour atteindre le "village" (composé d'une "maison") d'Estrella de Agua, à 3170m.
Nous sommes accueillis en début d'après midi par Ludivia et Carlos. Ils sont souriants mais pas très bavards, comme souvent les gens de la montagne, écoutant la radio dans leur cuisine sombre et enfumée par le poele à bois (sans cheminée). Lorsque le froid commence à se faire trop sentir, nous les y rejoignons, et Ludivia réchauffe l'atmosphère en nous proposant une partie de rami, puis un repas de montagnard, c'est à dire gargantuesque.
A 18H50, nous sommes au lit, en collants et damarts, dans nos duvets de plume spécial biouac, plus 4 couvertures, parés pour la nuit qui s'annonce très fraiche! Premier test réussi pour nos nouveaux sacs de couchage tchèques, au réveil à 5H du matin, nous sommes en nage!

Après un petit déjeuner "montagnard" toujours, c'est l'ascension finale jusqu'au "Cerro la virgen", un sommet à 3800m, dans le parc de los Nevados.L'altitude se fait bien sentir, et arrivés là haut, le vent glacial se déchaine, mais que buena vista! Nous sommes au milieu d'étendues d'herbes hautes et de grosses plantes grasses toutes douces, et devant nous se dresse le volcan Nevado del Tolima, avec ses neiges éternelles.
Nous redescendons vers Cocora, et supposons la présence de schtroumpfs dans les environs en voyant des excrémants bleus joncher le sol.

De retour à Salento, nous tombons sur Marie et Marion, les françaises rencontrées à Medellin, avec qui nous ferons la fête durant ce week end animé.


Finalement, nous sommes restés en tout une semaine à Salento, pleinement séduits par la gentillesse des gens et le charme des lieux.

Nous sommes aujourd'hui à l'avant veille dela traversée de la frontière équatorienne (Paul aime bien célébrer son anniversaire de cette manière, le cul entre deux pays, comme ce fut le cas en Asie entre la Thailande et la Malaisie).

A bientot pour le prochain épisode, dans lequel nous vous conterons "les régions du Sud".

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